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L'entente partagée avec le Royaume-Uni est loin d'avoir
toujours été cordiale. Depuis l'invasion de
l'Angleterre par Guillaume le Conquérant, pas un siècle
ne passa sans une confrontation guerrière entre le
royaume d'Angleterre et les rois de France.
La proximité du Cotentin avec les ports anglais facilitant
les incursions maritimes ennemies a provoqué la construction
de nombreuses défenses militaires côtières.
Le maréchal Vauban fut le premier à établir
une carte détaillée des zones sensibles à
protéger de l'ensemble du littoral Atlantique et de
la Manche. Nous devons à son ingéniosité
militaire ainsi qu'à celle de ses architectes une importante
quantité d'ouvrages défensifs.
Près de chaque portion de côte permettant un
éventuel débarquement ennemi est construit un
fort ou un fortin. Des vigies et autres postes de garde situées
au raz de l'eau ou sur les hauteurs permettent d'alerter à
chaque approche ennemie suspecte.
Le temps a effacé les traces de certaines de ces constructions.
D'autres résistent tant bien que mal à l'abandon
ainsi qu'aux tempêtes tels les fortifications des îles
St Marcouf. Plus près de nous, d'est en ouest,
accessibles sur la côte celui de la pointe de Saire
à Réville, la vigie
de Gatteville, le fortin de Réthoville, puis le
fort Joret de Fermanville.
Certains monuments exceptionnels par leur architecture ont
été sauvés de la ruine et sont entretenus.
Dans le Val de Saire, c'est le cas des forts de la presqu'île
de La Hougue et de l'île
de Tatihou, du fort du Cap
Lévi à Fermanville. Dans la Hague sont à
découvrir les forts d'Urville,
d'Omonville-la-Rogue, de l'anse St Martin et le petit fortin
de Vauville avec son corps de garde. L'agglomération
de Cherbourg est quant à elle protégée
par la plus grande rade
artificielle du monde.
Au XXème siècle, dès le début
de l'occupation allemande sur le sol normand, de nombreuses
constructions s'intégrent dans la défense du
Mur de l'Atlantique. Sur
tout le littoral, toutes les plages, dans la campagne, de
nombreux ouvrages de béton presque indestructibles
rappellent que le Cotentin était une fois de plus situé
dans une zone hautement stratégique.
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