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La basilique de Cherbourg se distingue à
sa lourde tour-portail. La nef est soutenue par des piliers
ronds peints terminés par un tailloir sans chapiteau.
L'arête des ogives s'insère directement dans
les fûts. Le visage sculpté sur les clefs de
voute offre un symbolisme inconnu. Au-dessus de la galerie
circulaire dite coursière normande, sont percées
de fausses fenêtres. Des conduits apportent à
travers l'épaisseur des murs la lumière depuis
de petites ouvertures rondes situées à l'extérieur.
Des panneaux sculptés représentant la danse
macabre ainsi que les étapes de la passion du Christ
sont à voir.
Le maître autel d'ordre corinthien tranche
avec la simplicité du choeur. Dans une niche située
au-dessus du tabernacle, saint Jean baptise le Christ sous
l'oeil bienveillant de deux anges adorateurs. La Cène
ainsi que le triangle de la Trinité sont éclairés
par un large rayon de lumière habilement disposé.
La chaire finement sculptée et surmontée
d'une colombe, date de 1762 et est l'oeuvre de François
Armant Fréret.
Les fonts baptismaux, classés du XIVe
siècle, sont constitués d'une cuve octogonale
en pierre calcaire ornée de sculptures représentants
dragons, sirènes au corps d'oiseau et corps de lion,
un personnage velu luttant contre 2 griffons éloignant
les mauvais esprits. Le couvercle de 1869 est orné
d'une statue de saint Jean Baptiste.
Les dix bas-reliefs d'albâtre disposés
à l'entrée du coeur proviennent de différentes
églises.
Situé au moyen-âge en bordure
des fortifications de l'ancienne ville, une petite partie
des fondations du rempart est encore visible sur le trottoir
opposé au boulevard, dans l'axe transept-bassin de
carénage.
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