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L'église d'Auderville
Installé sur la pente descendant vers
la l'extrème pointe de La Hague, le charmand village
d'Auderville possède un caractère rural et maritime.
Sa petite église sans clocher possède
un campanile et une nef du 12ème siècle couverte
de lambris . Deux belles travées voutées dâtant
du 13ème siècle abritent des fonds baptismaux
du 15ème.
Vers 1656, les Coulon De Couvert, notables
d'Auderville, étaient seigneurs et gravagers. Ce dernier
titre leur donnait tous les droits sur les naufrages, bois
et autres débrits fort nombreux parfois de valeur,
rejetés à la mer par le fort courant du raz
blanchard.
L'église de Biville
Cette curieuse église des XIIIe et XVe
siècles renferme le sarcophage de marbre du bienheureux
Thomas. Ce prêtre et missionnaire du diocèse
de Coutances fut le confesseur du roi saint Louis. Ses reliques
sont placées dans une châsse de verre. Un pèlerinage
a lieu le 19 octobre.
A gauche du choeur, un bronze représente
Thomas avec ses élèves. Dans la nef, un vitrail
évoque l'arrivée des alliés et la libération
de la région en 1944.
Né à Biville en 1187, Thomas
Hélye aimait se promener dans les dunes et les chemins
creux. Un jour qu'il guidait un groupe de villageois à
travers la campagne, ceux-ci se plaignèrent d'avoir
soif. En plantant sa canne en terre, il fit jaillir une source
au lieu dit Clairefontaine. Il mourut en 1257 près
de l'ancienne porterie du château de Vauville. Il fut
béatifié en 1859.
L'église de Gréville-Hague
Cette belle et massive église date du
XIIe siècle. Elle fut le lieu de baptême du peintre
J.F.Millet.
Lorsqu'en 1774, l'église fut agrandie
d'une travée vers l'ouest, un certain nombre de statues
ne convenant plus, furent ensevelies dans les fondations du
mur colatéral en construction. C'est en 1993, au hasard
de travaux d'assainissement, que ce "trésor"
fut découvert.
Datant précisément de la fin
du XVe siècle, l'exceptionnel statuaire installé
dans la nef romane a pour thème la mort du Christ,
l'ensevelissement et la résurrection.
L'église de Jobourg
Sur le sommet de la colline Hagarde de Jobourg,
massive et rude, l'église est ancrée solidement
au centre du cimetière ceint d'un muret de pierre.
Les tempêtes n'ont pas de prise sur cette construction
de granit au toit de schiste cimenté. Construite sur
l'emplacement d'un plus ancien monument religieux, le choeur
date de la fin du XIe siècle et fut voûté
au XIIIe siècle. Les corbeaux de la corniche nord pourraient
avoir été réutilisés. Le toit
en bâtière Renaissance - typique des églises
du Cotentin - dont la forme originelle devait être pyramidale,
côtoie les curieuses ouvertures du clocher. Contre le
mur du chevet, la sacristie fut ajoutée au XVIIe siècle,
obstruant trois fenêtres romanes devenues des niches.
Des volets masquent les ouvertures les plus exposées
à la fureur du large. Jugée en trop mauvais
état, l'une des deux chapelles du XVIe siècle
fut détruite en 1750. Dans celle restante, la clef
de voûte porte les armoiries de Lucas de Boval, seigneur
de Jobourg en 1636.
Un légende veut
qu'un souterain relie le coeur de l'église au Trou
aux fées des falaises de l'incontournable Nez de Jobourg.
De Beaumont-Hague, par la D901, longer l'usine Cogema jusqu'au
village de Jobourg. Prendre la D202 vers le Nez de Jobourg
ou poursuivre pour se rendre au Cap de la Hague.
La confrérie de
Notre-dame du mort-cry, remontant au IXe ou Xe siècle,
liée au pélérinage de Jobourg, fut de
renom universel au XVIIe siècle.
Près de l'église,
se tenait un ancien camp romain dont le périmètre
encore visible au XIXe siècle à révélé
la présence de tumuli et de briques romaines.
La chapelle de Nacqueville
Située sur la hauteur de la commune
d'Urville-Nacqueville, cette chapelle contemporaine contraste
avec les vieilles tombes et monuments funéraires du
cimetière.
L'histoire écrite rapelle l'existence
d'un lieu de culte à cet endroit en 1195. A cette date,
l'église St Laurent est donnée à l'abbaye
du Voeu de Cherbourg. Après avoir résisté
de nombreux siècles, elle fut détruite en 1944
lors du retrait des troupes allemandes. Lors de sa reconstruction,
dans le cimetière, furent découvert un grand
nombre de cercueils en tuf et en stéaschiste.
Chapelle St Germain de Querqueville
L'envahisseur scandinave aurai pu apercevoir à l'époque
mérovingienne (VIe - VIIIe siècles) une chapelle
et nommer ainsi le lieu Kirkja (église en scandinave),
donnant naissance à Querqueville.
Certainement construite au Xe siècle
sur les bases d'une construction paléochrétienne,
le plan de la chapelle St Germain est un trèfle composé
de 3 absidioles voutées en berceau. Rarissime, cette
disposition indique une origine très ancienne. Le clocher
carré à la hauteur démesurée a
été élévé au XVIIe siècle.
Dans la croisée, sous le clocher, une
dalle funéraire porte une croix auréolée
rappelant le culte du soleil et les caractères Osques.
Cette ancienne tribu chassée d'Italie par les Romains
se réfugia en Gaule. Trois sarcophages y furent découvert
contenant des ossements éparts et un petit couteau
d'époque mérovingienne.
Cette chapelle situé près de
l'église de Querqueville n'est pas ouverte au public.
Le statuaire est constitué des représentations
de saint Clair, évangélisateur de la région,
en martyr tenant son "scalp" entre ses mains ainsi
que de saint hellier - saint de l'île anglo-normande
de Jersey - décapité par les Vikings au VIe
siècle. L'ensemble de la partie ancienne de la chapelle
était ornée de peintures murales dont il reste
un fragment de fresque datant du moyen-âge.
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