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Gatteville-phare, l'église et la
Tour St Romphaire
En s'approchant le promeneur est surpris par
le vieux clocher roman du XIIe siècle, vestige d'une
ancienne église. Fait de galets ramassés sur
la grève, les joints extérieurs ont disparu
sous l'effet du vent et des intempéries. Les cloches
ont été installées dans un nouveau clocher
à plateforme et ballustre. Construit comme l'église
au XVIIIe siècle, le portail porte au fronton deux
clefs croisées illustrant une phrase du Christ en latin
"Je te donnerai les clefs du royaume des cieux".
Dans l'église, une chapelle abrite des
statues du XVe siècle de saint Romphaire, saint Lubin
et saint Pierre au visage rond typiquement normand. Autour
de l'église, creusés dans le roc, furent découverts
un grand nombre de cercueils remontant aux XIIIe et XIVe siècles.
Gatteville-phare, la chapelle des Marins
Sur la grande place, à côté
de l'ancienne petite mairie de Gatteville, est posée
sur le granit qui affleure la chapelle Notre-Dame du Bon Secours.
Dite aussi chapelle des Marins, bâtie au XIe siècle,
elle abrita la première communauté chrétienne
du village. Les trois marches d'accès taillées
d'un seul bloc mènent à la nef. Une stèle
et une pièce de bois y rappellent le naufrage du trois
mats américain La Luna qui sombra au large de Gatteville.
Ce 27 février 1860, il n'y eu que deux rescapés
sur les cent trois passagers.
L'église de Montfarville
On pénètre dans l'église
de Montfarville un peu comme on entre à la Chapelle
Sixtine. Cet édifice gothique bâtit en 1763 possède
un clocher du XIIIe siècle. Il renferme une unique
collection d'oeuvres (toiles marouflées) d'inspiration
biblique sous le regard bienveillant d'une Vierge à
l'Enfant et à la colombe du XIVe siècle.
Lors d'un pélerinage à Rome en
1878, l'abbé Goutière, curé de Montfarville
fut impressionné par les peintures des sanctuaires
italiens. De retour dans sa paroisse, il partagea son souhait
de doter l'église de peintures semblables avecson jeune
vicaire. Celui-ci, plein d'enthousiasme, lança une
souscription et convainquit Guillaume Fouace peintre de Réville
d'en faire la réalisation. La somme nécessaire
rapidement rassemblée, l'artiste se mis à l'oeuvre.
Travaillant sur des toiles dans son atelier, Fouace y passa
trois années jusqu'en 1882.
A droite de la nef, 7 toiles racontent la vie
de la vierge - Présentation de Marie au temple, Annonciation,
Visitation, Nativité, Fuite en Egypte, Recouvrement
du corp de Jésus, Mort de Marie. Du côté
de la chaire, 7 tableaux illustrent la vie du christ - Baptème
du christ, la Samaritaine, miracle de l'aveugle né,
gérison du paralytique, pêche miraculeuse, remise
des clefs à St Pierre, entrée triomphale à
Jérusalem. La voute de l'église porte 4 toiles
- Mages conduits par l'étoile, vue de St Pierre de
Rome, sermon sur la montagne, l'ascension. Cette galerie de
peinture est accompagnée, au dessus du maître-autel,
d'une oeuvre inspirée de la Cène de Léonard
de Vinci.
L'église de Morsalines
Ce village dont le nom évoque une ambiance
marine est bien connu des pêcheurs à pied pour
son banc de coques. Situé dans le site exceptionnel
de la baie de La Hougue, entre la tour immaginée par
Vauban et les plages du débarquement, Morsalines baigne
dans une ambiance rafraîchissante.
Morsalines domine un espace verdoyant où
les prairies et le marais sont traversés par de larges
allées bordées de grands arbres. Son église
est meublée d'un beau rétable classé
datant de la moitié du XVIIIe siècle, d'un reposoir
à bible monumental et de statues de sainte Barbe du
XVe siècle ainsi que de saint Blaise et saint Maur
en terre cuite. Près de là, sont à remarquer
les portails des anciens manoirs d'Ysamberville et du hameau
de Thisbosville.
La Pernelle
Face à la baie de Seine, la vue unique
s'étend du phare de Gatteville à la baie des
Veys en passant par Omaha-Beach.
Culminant à 123 m au sommet d'une colline
de granit, la commune de La Pernelle est un point d'observation
privilégié. La petite mairie serait installée
dans un ancien corps de garde anglais du XVe siècle.
L'actuel belvédère s'appuie sur un poste d'observation
construit par l'armée allemande, lors de la seconde
guerre mondiale. Une tourelle blindée en constitue
la partie supérieure visible.
Cette situation vallue à l'église
Ste Pétronille, installée près de là,
une quasi-destruction lors des bombardements qui ont précédé
le débarquement de Normandie. Seul le Christ en croix
placé dans l'arcade centrale et le clocher furent épargnés.
La nef fut reconstruite après guerre.
Sous l'église à mi-colline, une
grotte est un lieu de pélérinage très
populaire. En 1929, sur l'idée du prêtre, elle
fut creusée dans le granit par les paroissiens pour
reproduire dans les moindres détails la grotte de Lourdes.
Une grande messe présidée par l'évêque
suivie d'un pélerinage autour de la colline a lieu,
chaque année, le dimanche suivant le 15 août.
La commune de La Pernelle tient son nom, après
déformation, de la sainte patrone de son église
- sainte Pétronille qui serait la fille de l'apôtre
saint Pierre.
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