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En longeant la vallée de la Saire, dans
le village de Valcanville, on découvre face à
l'église les vestiges de l'ancienne commanderie. Dans
une cour de ferme, des pans entiers de murs du XIIe siècle
supportent encore de magnifiques cheminées de pierre
qui chauffaient chambres et salle basse. A l'origine entourée
de douves, la commanderie de Valcanville possédait
son manoir. Dans la cour, un vaste bâtiment servait
d'hôpital. Le tympan de granit portant la croix de malte
à 8 branches, installée à l'origine au
fronton du porche d'entrée, fut durant toute l'occupation
allemande cachée par l'abbée de Valcanville
dans la tour de l'église.
Telle est la vision de ce lieu où
le simple nom de Templier évoque réunions secrètes
et légendes médiévales. Il n'est point
ici question de trésors oubliés comme au château
de Gisors dans l'Eure, mais d'un lieu fondé en 1125
par le Roi Henri Ier Beauclerc. Lorsque le roi Philippe IV
le Bel, en 1310, désire se libérer de la puissance
financière de l'ordre et de s'en attribuer les biens,
les Templiers sont arrêtés, emprisonnés
ou envoyés au bûcher. S'en suivra, en 1312, la
dissolution de l'ordre par le pape Clément V au profit
de l'ordre des Hospitalliers de St Jean de Jérusalem.
L'église
Face à l'ancienne commanderie,
depuis le XIVe siècle, le clocher de l'église
de Valcanville garde le souvenir de l'histoire de la commanderie.
L'immense choeur de l'église fut construit en 1827
en lieu et place de l'ancienne chapelle des Commandeurs. La
nef fut élevée en 1903.
Au cours des siècles, Valcanville eu de nombreux Commandeurs.
Se trouve dans les rares et précieuses archives l'évocation
du Frère Geoffroy de Paris membre en 1346 du Grand
Prieuré de France. En 1783, son dernier Commandeur,
Frère Antoine de Favray. peintre du Bosphore et grand
voyageur, officia à Florence, Malte et Constantinople.
Ses toiles sont visibles au Louvre, au musée Carnavalet
ainsi qu'à la mairie de Toulouse.
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