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- Espaces naturels |
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Les oiseaux de mer
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| Aigrette garzette
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L'aigrette garzette ressemble
à un héron blanc. Cet échassier niche
en colonie et se reproduit sur les îles St Marcouf
où il pond 4 oeufs. Chaque automne, l'aigrette
garzette revient vers la côte rocheuse entre Urville
et Vauville pour passer l'hiver. Posée à
couvert dans les rochers lorsque la mer est basse, elle
remonte avec la marée haute dans les falaises.
L'aigrette garzette se rencontre aussi dans les platiers
rocheux - roches découvertes à marée
basse - de Barfleur. Immobile sur ses pattes dans de l'eau
peu profonde, l'aigrette garzette scrute le fond et harponne
d'un coup de bec rapide les poissons et batraciens dont
elle se nourrit.
Ce magnifique oiseau a bien failli disparaître.
Ses plumes étaient utilisées autrefois en
chapellerie. C'est depuis 1925 qu'elle est totalement
protégée. |
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S'observe l'hiver sur tout le littoral et dans les falaises
de Jobourg et Landemer. |

| Le bécasseau
Sanderling |
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Les grandes pattes du bécasseau Sanderling lui
servent à se déplacer dans la vase. A
l'aide de son long bec, il fouille pour attraper les
vers de vase. Il se nourrit aussi de puces de sable
trouvées sur la plage.
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Le bécasseau variable
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Ces 2 espèces de bécasseaux sont à
observer sur les plages de la Hague du mois d'octobre
jusqu'au prinptemps. |

| La Bernache
cravant |
| La bernache est une oie particulièrement
bruyante qui aime les grands rassemblements. Couplées
au même partenaire pour la vie, elles regagnent
chaque année le même lieu de ponte. La bernache
broute à marée basse les varechs et autres
plantes marines. Puis, le soir venu, elle s'éloigne
de la côte et dort sur l'eau. La bernache cravant
migre des régions arctiques vers nos côtes
pour passer l'hiver. |
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De décembre à mars, il est possible d'observer
350 à 400 individus sur la côte ouest du
Cotentin. |

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Le Grand corbeau
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Le grand Corbeau commun en montagne est aussi un oiseau
de falaise. Son cri est très caractéristique.
Sa queue taillée en forme de diamant lui permet
un vol acrobate plein de pirouettes. Il niche sur les
falaises de Jobourg et de Landemer.
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Il s'observe sur les falaises de la Hague à Jobourg
et à Landemer toute l'année. |

| Le Grand cormoran
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Le grand Cormoran a une envergure
allant jusqu'à 1,40m et un bec blanc. Comme tous
les cormorans, il est capable de plonger jusqu'à
30m de profondeur pour chasser pendant presqu'une minute.
Ses pattes palmées, ses ailes et le plumage serré
de son corps lui permettent de littéralement voler
dans l'eau avec une grande rapidité de changement
de direction et agilité.
En 1960, menacé par la chasse et la destruction
de son milieu naturel, le grand cormoran n'était
présent que dans quelques colonies normandes. Après
une période d'accroissement de population due à
sa protection, il est aujourd'hui à nouveau menacé.
Le Groupe Ornithologique Normand en a fait son emblème
et sa protection est l'un de ses principaux combats. |
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Il est à observer toute l'année sur les
falaise de la Hague à Jobourg et Landemer |

| Cormoran huppé |
| Le Cormoran huppé est
le plus courant avec une tache jaune à la base
de son fin bec. Se reproduisant dans les falaises de Jobourg
et de Landemer, il dresse une petite huppe de plumes noires
vers l'arrière de sa tête. Lorsqu'il plonge,
il est reconnaissable au petit saut provoqué par
son élan. Pour se nourrir, 300gr de mulets, sprats
et autres petits poissons lui sont nécessaire par
jour. Il vit en colonies sur les falaises, son nid grossier,
fait de petites branches et de déchets divers,
accueille une couvée de 3 à 4 petits. |
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Il est à observer toute l'année sur l'ensemble
du littoral. |

| Le Fou de
bassan |
Ce n'est qu'à l'occasion
de la nidification que le fou de bassan se rend sur terre,
de préférence sur une falaise ou un rocher
désert au sein d'importantes colonies telle celle
de l'île d'Aurigny visible de la Hague. L'oeuf unique
est gardé tour à tour par les deux parents
qui l'entourent de leurs pattes palmées afin de
lui garder une chaleur constante et de lui éviter
une chute. Se nourrissant exclusivement de poisson, le
fou de bassan pêche en plongeant en piqué
de 30m à 40m de hauteur sur les bancs de maquereaux
pour descendre jusqu'à 10m de profondeur avant
de remonter. Cet oiseau de mer, le plus grand du Cotentin
peut atteindre 2m d'envergure. Ses rares passages au-dessus
de la pointe de la Hague à Goury sont très
remarqués.
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Observation de quelques passages annuels au-dessus de
la lande de Goury sur l'extrême pointe de la Hague. |


| Le goéland
argenté |
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Le Goéland argenté est la plus grande
espèce de mouette au monde. Pas essentiellement
lié au milieu marin, il arrive fréquemment
de migrer en suivant les cours d'eau vers l'intérieur
des terres pour se sédentariser. Le goéland
argenté n'est pas pêcheur. Il se nourrit
de matières animales et de déchets divers
laissés par l'activité humaine. Il lui
arrive de s'attaquer aux oeufs et petits d'oiseau nichant
au sol. Il niche en colonie ou en couple isolé
sur les grèves tranquilles ou sur les falaises.
Le nid sommaire, fait de débris végétaux
et de roseaux, abrite la ponte représentée
par 3 ou 4 oeufs. Dans le cas ou celle-ci serait détruite
par un prédateur, il peut y avoir une ponte de
remplacement.
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Il s'observe en vol ou au sol sur tout le littoral ainsi
qu'en ville. |

| Le Guillemot
de toïl |
| Il vit en mer où il
se nourrit de petits poissons. Le guillemot vole très
bien à l'aide de ses courtes ailes qu'il agite
rapidement. Il ne gagne la terre ferme presque uniquement
que pour se reproduire. Après la saison de reproduction,
les guillemots disparaissent en mer où ils muent
et restent plusieurs semaines sans pouvoir voler. |
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A observer en mer ou plus rarement au repos sur le littoral. |

| Le gravelot
à collier interrompu |
| Ce petit oiseau gris des plages
de sable et de galets niche près de la laisse de
haute mer. Sa couvée de trois oeufs, posée
directement sur le sol, peut être facilement détruite
par des promeneurs inattentifs. Les opérations
annuelles de nettoyage des plages les mettent en péril.
Une couleur se confondant avec les galets le rend difficilement
repérable. Il se nourrit des petits crustacés
qui se réfugient dans les algues et de puces de
sable. L'hiver, le gravelot à collier interrompu
migre vers les côtes africaines. |
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A observer sur toutes les plages de sable et de galets
du Cotentin. |

| Le grand gravelot |
| Le grand gravelot est plus
grand que le gravelot à collier interrompu. Il
niche et pond 4 oeufs entre les galets des plages. Il
se nourrit de petits crustacés qui se réfugient
dans les algues et de puces de sable. |
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A observer sur toutes les plages de sable et de galets
du Cotentin. |

| L'Huitrier
pie |
| Habitué des colonies,
promeneur de la grève à marée basse,
il fouille la vase de son long bec pour attraper les petits
coquillages mollusques et vers dont il se nourrit. Frappant
du bec pour casser les coquilles, il n'hésite pas,
quand elle lui résiste, à la transporter
jusqu'à un rocher pour l'y fracasser. Concurrençant
les pêcheurs à pied, il est capable d'ingurgiter
près de 300 coques en l'espace d'une marée. |
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A observer sur les plages de la côte à marée
basse, les vassières. Quelques individus nichent
sur le fort de Chavagnac à approcher par la digue
de Queurqueville. |

| La mouette
rieuse |
Comme la mouette mélanocéphale,
le nid de la mouette rieuse, fait de branchette d'herbe
ou de roseaux, est posé au sol ou flottant près
du bord. Les petits, maximum trois par couvée,
ne ressemblent pas à leurs parents avec un plumage
tacheté brun et blanc. Pas difficile, elle se nourrit
de déchets, crabes, insectes, mollusques. Sur les
vases et les limons, l'un de ses passe-temps est le piétinement
afin de faire sortir les vers. Sociable en petits groupes
ainsi qu'en colonie, elles n'hésitent pas à
se rassembler pour attaquer d'autres oiseaux pilleurs
de nids.
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Les mouettes rieuses et mélanocéphales s'observent
souvent ensemble sur les plages. |

| La mouette mélanocéphale |
| Comme la mouette rieuse, cet oiseau d'eau
s'éloigne peu des fleuves ou des marais. Elle suit
cependant les tracteurs labourant dans les champs mais
préfère les vases et les limons qu'elle
pourra piétiner afin de faire sortir les vers. |
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Les mouettes rieuses et mélanocéphales s'observent
souvent ensemble sur les plages. |

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Le Pingouin torda
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Aussi appelé petit pingouin, le pingouin torda
vit en mer toute l'année. Les grosses tempêtes
de l'hiver ne lui font pas peur. Après avoir
repéré un banc d'éperlans, il se
laisse flotter à la surface de l'eau et plonge
pour capturer ses proies. Ses ailes courtes l'aide à
se propulser sous l'eau. Son allure le fait ressembler
au Guillemot de troïl. Son bec plus épais
l'en différencie. Les pingouins torda viennent
vers la côte pour se reproduire dans des colonies
sur les falaises escarpées. Il pond un seul oeuf
dans un nid fait de gros galets et de débris.
Les parents couvent à tour de rôle et après
l'éclosion nourrissent le petit pendant 18 jours
avant d'abandonner à lui-même.
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Il s'observe couramment en hiver avec une bonne paire
de jumelle sur l'eau pas très loin de la côte. |

| Tournepierre bec violet |
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S'observe sur les plages du littoral. |
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| Sur toute la côte, autour des pierriers, des mares
littorales, |
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| Photos : P.Spiroux /GONm |
| ELD / payscotentin.net |
| Dessins : éditions Hypolaïs |
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