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  Les oiseaux des zones humides  
 

 

Le Busard des roseaux

Le Buzard des roseaux à tête jaune est un oiseau de grande envergure (1,30m) facile à observer. Cet oiseau des zones humides se pose à la cime des arbres. Il repère en volant au raz des roseaux les jeunes foulques, canards, amphibiens et rongeurs qui lui serviront de repas.

A observer sur la réserve naturelle de la mare de Vauville où un couple se reproduit.

 

Le Canard souchet
Le canard souchet a un bec en forme de spatule. Garni de plusieurs rangées de lamelles, le bec permet de filtrer l'eau tout en retenant les petits organismes planctoniques. Ce canard se nourrit aussi de plantes aquatiques, lentilles d'eau, algues, larves et crustacés qu'il extrait de la vase en l'agitant. Le canard souchet est peu farouche mais préfère la calme vie du couple ou d'une petite famille. Piètre et gauche marcheur, son envol brutal dans un grand bruit d'aile le mène à un vol extrèmement rapide. Migrateur, il rejoint le Cotentin au printemps pour nicher dans une prairie humide ou dans le creux d'une discrète touffe de joncs. Il faut être particulièrement attentif pour remarquer la présence des petits. Certains canards colverts et souchets très colorés sont des oiseaux d'élevage revenus à l'état sauvage.
 
Le Canard colvert
Canne et canards colverts. Photo : ELD
Ces 2 espèces de canards sont à observer sur la mare de Vauville.

 

La Foulque macroule

La Foulque macroule vit presque toujours dans l'eau contrairement à la poule d'eau qui passe le plus clair de son temps dans les roseaux sur la berge.

Foulque macroule. Photo : ELD
A observer sur la mare de Vauville toute l'année

 


La Fuligule morillon

La fuligule morillon passe ses hivers sous nos latitudes. Très active, elle est capable de plonger à 7m de profondeur pendant 20 à 50 secondes à la recherche de mollusques et de petits crustacés pour se nourrir. L'été, les insectes font aussi partie de son alimentation. Le lissage des plumes lui prend aussi beaucoup de temps.

A observer sur la mare de Vauville chaque hiver.

 

Fuligule milouinan
Après avoir niché 3 mois et demi dans le grand nord pendant que les eaux douces sont complètement libres, la fuligule milouinan revient vers nos côtes. Ce canard plongeur cherche sa nouriture entre 2 et 6m sous la surface des étangs. Il se nourrit de mollusques, de crustacés, d'insectes et de plante palustres. La fuligule niche seule ou en petits groupe. Elle gratte le sol et garni le nid de végétaux et de duvet.
A observer sur la mare de Vauville chaque hiver.

Pipit farlouse
De la famille des bergeronnettes, le pipit farlouse fréquente les lieux humides comme les plages les marais et les prairies. Il vit en petit groupe volant de façon désordonnée. Il se nourrit d'araignées, de petits crustacés et de lombrics. Les couples se forment au moment de la reproduction. C'est la femelle qui construit le nid posé au sol. Dissimulé sous la végétation, le nid est constitué de tiges de graminées finement tissées en forme de coupelle. La femelle y couvera seul de 3 à 5 oeufs.
Pipit farlouse.  Photo : D.Th / GONm
S'observe sur les plages ou en bordure des zones humides.

 

La poule d'eau
Cet oiseau craintif habite les étangs et les rivières à lent débit bordés d'une végétation dense. Cela lui permet de s'y réfugier en nageant rapidement voir en courant sur l'eau. Sa course à terre à grandes enjambées, sa nage en balançant sa tête vers l'avant ainsi que le rouge du haut de son font permettent de l'identifier facilement. Son envol est difficile. Son petit cri bref trahi régulièrement sa présence dans les roseaux. La poule d'eau se nourrit de graines, de pousses, d'insectes et de vers. Son nid fait de roseaux et d'herbes est situé dans un endroit suffisamment élevé pour ne pas être submergé.
Poule d'eau.  Photo : P.Spiroux / GONm
A observer avec beaucoup de discrétion en bordure des mares litorales et des petits cours d'eau lents.

 

Le Tadorne de Belon
Cet oiseau de grande taille entre l'oie et le canard se plaît près des rivages des marais et des estuaires où il se nourrit de petits mollusques et crustacés, de vers et d'insectes, ainsi que d'herbe. La vie en couple s'organise autour de la couvée de 8 à 15 oeufs installée dans un creux tapissé de duvet. Puis dès l'âge de 2 mois, les petits sont mis en crèches surveillées par quelques femelles. Après 8 semaines, les parents abandonnent leurs progénitures et vont muer dans des lieux tranquilles. Leur envol sera impossible tant que leurs rémiges n'auront pas repoussé. Pendant cette période, ils devront éviter les prédateurs.

Tadorne de Belon. Photo : P.Spiroux / GONm

Tadorne de Belon. Photo : ELD

S'observe l'hiver au bord des mares et marais du littoral.

 

 
 
 
Zoom sur les cartes ...
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Photos : P.Spiroux /GONm ELD / payscotentin.net

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