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La bernique
Aussi appelée flie, patelle, arapède
ou chapeau chinois, la bernique ou bernicle tiens son nom
commun du casque des Gaulois, le brenn. Son nom scientifique
est Patella vulgata et Patella athletica.
La bernique est un mollusque gastéropode
présent dans la quasi-totalités des mers normalement
salées du globe. Le mouvement des marées alternant
le flot et le jusant lui est necessaire. Elle peuple ainsi
une bande côtière de façon importante
puisqu'il est normal de trouver 100 à 150 mollusque
au m². La bernique a une coquille non enroulée
bien conique et pointue. Lorsque la marée est haute,
elle se déplace par reptation sur les rochers pour
brouter les jeunes pousses d'algues et revient toujours se
fixer au même endroit de son rocher au moyen d'un pied-ventouse
à la force phénoménale.
La méthode de pêche aux bernicles
ne demande pas de précipitation. Choisir une surface
de ramassage, à marée descendante, le plus près
de l'eau.
La première méthode consiste à la décoller
de son support par surprise. En effet, lorsqu'elle est "en
confiance", l'espace qui se trouve entre la coquille
et le rocher permet de la retirer facilement pour peu que
l'on agisse très rapidement par effet de surprise.
Si l'on a pas été assez rapide
ou si elle nous a "vu" arriver, appliquer la deuxième
méthode. Elle consiste à insinuer, en forçant
fortemment avec un mouvement de levier, une lame sous la coquille
pour décoler le pied ventouse du rocher. Il faut être
attentif pour ne pas se blesser.
Pour sa dégustation, malgré certaines
recettes plus usuelles, à l'instar de certains fruits
meilleurs sur l'arbre, les anciens conseillent de consommer
la patelle crue pendant la marée.
Si le coeur vous en dit, voici une méthode
pour gober une bernicle. Une fois détachée du
rocher, dans le cône retourné introduiser la
pointe d'un couteau puis d'un geste circulaire extirper l'animal.
Prendre soin de retirer la radula (partie demi-sphèrique
noir contenant les organes, puis manger. Bien qu'un peu dure,
vous aurez l'impression de "mastiquer la mer".
Le bigorneau
La coquille, presque noire et lisse, enroulée
de façon régulière permet de reconnaître
facilement le bigorneau. Ce gastéropode herbivore broutte
les algues. Il se trouve ainsi dans les endroits rocheux,
souvent dans les mares et flaques. Les jeunes individus, installés
en haut, laissent le bas du jusant aux plus vieux. Ce seront
ces derniers qui atteindrons 3 cm.
Leur dégustation demande une certaine
dose de patience. Après avoir extirpé l'animal
de sa coquille avec une aiguille, retiré l'opercule,
leur goût fin en fait un hôte indispensable du
plateau de fruits de mer.
Nom scientifique - Littorina littorea
Nom commun - bigorneau, brelin noir, vignot.
Le pourpre
Commun sur l'ensemble des côtes de Normandie, malgré
son goût moins fin, il peut remplacer le bigorneau dans
les assiettes.
Son épaisse coquille enroulée
régulièrement atteint 3 cm. Elle est plus allongée
que celle du bigorneau. L'ouverture possède une petite
"gouttière" vers l'avant.
Le pourpre est un gastéropode
qui se nourrit de balanes en se déplaçant sur
les rochers. On le trouve assez souvent aux mêmes endroits
que le bigorneau.
Nom scientifique - Purpura lapillus
Nom commun - pourpre, brelin blanc, vignot.
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