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Les coques
Les coques sont des lamellibranches vivant
en bancs très denses de plusieurs millions d'individus
sur des surfaces de plusieurs centaines d'hectares. Elles
se ramassent dans le sable des plages et la vase de certains
estuaires. Enfoncées de quelques centimètres
sous la surface, les coques se nourissent en filtrant l'eau
de mer aspirée grace à deux siphons.
Son goût prononcé en fait un mets
apprécié des bassiers et vacanciers. Les zones
de ramassages étant souvent stagnantes et peu salées,
il peut y avoir une forte concentration de germes microbiens.
C'est pour cela qu'il est déconseillé de la
consommer crue. Comme il est désagréable de
sentir des grains de sable sous la dent au moment de la dégustation,
il est conseillé de mettre les coques dans un panier
grillagé afin de les rincer. Les coques trop petites
passeront ainsi au travers. Pour devenir adulte et avoir une
taille autorisée à la pêche, une coque
doit vivre 2 à 3 ans. La pêche fréquente
sur certaines plages du Cotentin insite à laisser de
côté la méthode de ramassage intensive
au râteau et à lui préfèrer les
techniques de ramassages manuelles beaucoup plus ludiques.
Nom scientifique - Ceratoderma edule ou Cardium
edule / Noms communs - bucarde, coque, sourdon.
Méthodes de
Pêche
Avec une bonne lumière, le soleil illumine l'extrémité
des deux siphons, donnant l'impression de 2 points lumineux
distants de quelques milimètres.
En s'enfouissant dans le sable vaseux, la coque fait remonter
une tache de vase grise de quelques centimètres qui
est parfois repérable.
Les pêcheurs n'ayant pas la patience d'utiliser les
2 premières méthodes préfèrerons
un ratissage systématique de la zone avec un râteau.
Cette méthode radicale ne laisse que peut de chance
au mollusque et a le fâcheux inconvénient de
casser nombre de coquilles puis de déranger ou blesser
les nombreux habitants du sable de la plage.
Les moules
Accrochées à de nombreux rochers,
les moules sont des lamellibranches vivant en bancs très
denses de plusieurs millions d'individus sur des surfaces
de plusieurs centaines d'hectares.
La coquille de forme allongée presque
triangulaire est d'une jolie couleur bleue foncée presque
noire. Ce mollusque s'accroche à la roche avec un byssus
de filaments qu'elle sécrète. Installées
en fond de baies ou sorties d'estuaires, elles se nourissent
en filtrant une eau plutôt douce. Ces zones étant
des lieux de prédilection aux développement
des microbes pathogènes, on préfèrera
un ramassage lors d'une grande marée pour qu'il y ai
un renouvellement important de l'eau. Avant de partir à
la pêche aux moules, il est indispensable de se renseigner
sur les éventuelles périodes d'interdiction
de pêche pour cause d'insalubrité. Votre santé
en dépend. Il faut ramasser des moules fixées
et non celles libres. Ne jamais en ramasser dans des installations
portuaires ou sur la coque d'un bateau. Les meilleures moules
sont ramassées d'août à novembre.
Nom scientifique - Mytilus edulis / Nom commun
- Moule.
Moules de pêche
ou de bouchots ?
Pour être sûr de déguster un bon plat de
moules sans danger, rien de tel que de les acheter chez le
poissonnier ou directement au producteur mitiliculteur de
la région. Vous dégusterez ainsi suivant la
saison, pour un prix plus que modique, soit des moules de
pêche, soit des moules de bouchots élevées
sur des pieux enfoncés dans le sol au bas de la zone
de marée. Tout comme les parcs à huitres, les
bouchots sont la propriété des mitiliculteurs.
Il ne faut donc pas se risquer à allez en ramasser.
La crépidule
Le pêcheur à pied ne sera pas
sans remarquer les assemblages parfois surprenants de crépidules
sur les plages de sable du Cotentin. Cette espèce assez
fréquente n'est pas ramassée. Nul doute qu'elle
soit consommable, mais sa récolte ne présente
que peu d'intérêts.
La coquille rosée avec des marbrures
est enroulée comme un bonnet phrygien. Les crépidules
se regroupent les unes par dessus les autre en formant des
chaînes de mollusques, d'où son nom
scientifique de Crépidula fornicata.
D'origine asiatique, la crépidule aurait
été importée sur nos côtes, avant
de les envahir, avec du naissain d'huîtres. Se nourrissant
abondemment, sa prolifération gêne l'élevage
des huitres.
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