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L'ormeau ou goufigue apprécie
une eau très propre. Les individus sont dispersés
et l'on s'estimera heureux d'avoir la chance d'en ramasser
quelques-uns au cours d'une partie de pêche. Ce mollusque
gastéropode est fixé sous les gros rochers,
là où la mer ne se retire que quelques fois
par an à l'occasion de grandes marées.
La pêche à l'ormeau est
sportive et il ne faut parfois pas hésiter à
se mouiller jusqu'à l'épaule pour le dénicher
du bout des doigt sous les rochers. Le ramassage contrôlé
est autorisé uniquement à pied sans mettre la
tête dans l'eau, suivant des dâtes d'ouvertures.
L'ormeau est très recherché pour sa chair. La
coquille très plate et peu enroulée présente
un intérieur nacré et une rangée de trous
dans le sens de l'enroulement. Les meilleures pêches
ont lieu de janvier à mars lorsque, à cause
du froid, l'ormeau remonte vers la côte.
Seul son pied est comestible lorsqu'il
est correctement battu de façon à briser les
dures fibres musculaires. L'ormeau s'apprécie poêlé
avec un peu d'ail et de persil. Dans l'assiette, l'ormeau
est un régal de tendresse et de fondant. Il est le
mollusque de la côte le plus recherché et prisé.
L'ormeau est un mollusque gastéropode
(estomac dans le pied) primitif qui n'a pas évolué
depuis environ 35 millions d'années. Sa coquille est
produite par la masse vicérale noire. Herbivore, il
se nourrit au crépuscule et à l'aurore en brouttant
les algues. L'ormeau se déplace assez vite par reptation
sur les rochers et est capable de résister très
fortement à l'arrachement. Les pontes d'été
des femelles sont fécondées par les nuages de
gammettes mâles. L'ormeau profite de l'automne pour
accumuler ses réserves hivernales.
Nom scientifique - Haliotis tuberculata (porte des tubercules
autour du pied). Noms usuels - Ormeau,
oreille de mer, goufigue.

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