Ecole de voile de Diélette
Port de Diélette
Ancien port de Diélette
Port de Diélette
Ecluse du port de Diélette
Transbordeur de l'ancienne mine de Diélette
Port de Diélette
 
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  Diélette, le port et la mine  
 

 

Port d'escale et de liaison

Depuis la création d'une marina au hameau de Diélette à Flamanville, le canton des Pieux a un port ouvert sur la Manche et les îles anglo-normandes. Des liaisons maritimes régulières avec les îles d'Aurigny et de Guernesey toutes proches offrent au port de Diélette l'opportunité d'un développement touristique.

Diélette était encore au siècle dernier un petit port de pêche traditionnel protégeant derrière sa jetée de granit les anciennes gabares et dundees traditionnels, ainsi qu'une flottille de bateaux de pêche et de transport en liaison avec les îles anglo-normandes toutes proches.

Adossé à ce port historique aujourd'hui abandonné, une marina offre un refuge aux plaisanciers s'apprêtant à emprunter le raz Blanchard pour rejoindre la côte nord du Cotentin. A côté du bassin à flot, dans la partie du port soumise à l'influence de la marée, un ponton permet l'accostage des bateaux à presque toute heure.

Accès à port Diélette > Capitainerie de Port Diélette
50340 FLAMANVILLE
Tél. 02 33 53 68 78 - Fax 02 33 53 68 79

 

La Mine

Diélette garde le souvenir de sa mine. Pendant plus d'un demi-siècle, la mine permis l'extraction d'un riche minerai de fer. De par sa position géographique, cette mine ne ressemblait à aucune autre. Les galeries de dirigeaient côté terre et d'autres sous la mer, à plusieurs centaines de mètres du fond marin, là où le danger était quotidien pour les mineurs.

L'alternative au transport du minerai de fer par camion jusqu'au port de Cherbourg avant son chargement sur des navires, a été la construction d'un transbordeur. Les cargos devaient venir accoster près de la plate-forme. Le minerai, entreposé à terre dans de vastes silos, était acheminé jusqu'au cales du navire par une noria de godets mus par des câbles. Toutefois, les bateaux ne pouvaient accoster qu'à marée haute, par temps calme et fort coefficient, à cause de leur tirant d'eau. Les tempêtes hivernales retardaient les chargements et il fallait parfois plusieurs jours pour remplir les cales, lorsque le bateau ne repartait pas à vide faute d'une météo appropriée. Malgré la qualité et la haute teneur en fer, l'exploitation du minerai transformé par des hauts fourneaux suédois et anglais cessa en 1963 pour cause de coûts d'exploitation trop élevés.

Le musée de la mine retrace l'histoire de cette grande aventure.

Excepté la subsistance des vestiges de la plateforme à quelques centaines de mètres de la côte, il ne reste aucune trace visible de l'ancienne exploitation minière. Le gisement de fer sous-marin est malgré tout loin d'être épuisé. Les bateaux naviguant aux abords de la mine ne doivent pas se fier au cap magnétique de leur compas à cause de la perturbation magnétique provoquée par le gisement. Seuls un compas gyroscopique ou un GPS permettront d'y garder le bon cap.

Découvrir le témoignage d'un fils de mineur...

 

La maison sous la mer

La littérature française a inscrit Diélette dans ses pages. La maison sous la mer de Paul Vialar utilise l'ancienne mine sous-marine comme décor. Ce merveilleux roman retrace, à travers une histoire d'amour, la tranche de vie de l'un de ces mineurs. La maison sous la mer est aussi un film tourné en 1947 à Flamanville, interprété par Viviane Romance et Anouk Aimée.

 

A l'heure du nucléaire

Dans La Hague, la construction de l'usine de retraitement de déchets nucléaires, puis de la centrale de production d'électricité de Flamanville provoque une reprise économique très attendue.

Dans le granit excavé de la falaise, sont construits deux réacteurs à eau sous pression de puissance de 1330 MW chacun. Ils sont reliés au réseau en décembre 1985 et juillet 1986. En 2005, Flamanville est à nouveau " choisis " pour accueillir l'implantation d'une nouvelle tranche nucléaire. C'est à cet endroit que doit débuter en 2007 la construction d'une tranche EPR (European Pressurised Reactor) de 1590 MW devant être mise en service en 2012.

 

Mémoire et légende

A l'actuel emplacement de la centrale, une faille nommée "Le Trou Baligan" s'enfonçait dans la falaise. La mer s'y engouffrait avec fracas à marée haute produisant des bruits inquiétants ressemblant à des cris de détresse.

La légende raconte que cette grotte était le repaire d'une créature monstrueuse. Elle dévorait les enfants qui s'aventuraient seuls dans le secteur. Ce n'est qu'en échange de la conversion des habitants au christianisme que St Germain la Rouelle accepta de combattre le monstre. Miraculeusement terrassé, le dragon fut transformé en pierre.

 

 
 
 
Zoom sur les cartes...
Au sud de La Hague, près de Siouville réputé pour ses cures marines, l'accès se fait de Cherbourg ou de Barneville-Carteret par la D904 en passant par Les Pieux.
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