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Cet animal sympathique fait un retour
remarqué. La race du Cotentin avait pratiquement disparu
de nos campagnes. En partenariat avec les haras nationaux
dont celui de St Lô, les éleveurs remettent à
l'honneur ce paisible et docile ruminant.
Petit âne deviendra grand
Après une gestation de 12 mois,
le petit âne est sevré par sa mère jusqu'à
l'âge de 6 mois. Ensuite, son alimentation de base sera
composée de la tendre herbe du pré et de foin.
L'ordinaire est amélioré par la luzerne, l'avoine,
l'orge et des carottes en friandises.
L'âne du Cotentin arbore fièrement
du haut de ses oreilles dressées, une robe grise tourterelle
cendrée. Il est reconnaissable au contour de l'oeil
argenté, le bout du museau blanc sur 1/3 de la hauteur,
le bas des pattes parfois ornées de zébrures,
l'intérieur des oreilles plus clair, le ventre blanc
et une magnifique croix de St André gris foncé
sur les épaules descendant jusqu'au bout de la queue.
De 1,15m à 1,30m pour les femelles et 1,20m à
1,35m pour les mâles, les ânes reconnus de pure
race sont équipés d'une puce électronique
et d'un certificat permettant l'identification et le suivi
de leur descendance. Ces mesures ont permis de ressusciter
cette race en partie disparue.
A l'exemple de Mégot, 6 ans, reproducteur
et de Fanny, Coraline, Ortensia et Joliâne, l'âne
du Cotentin a désormais de beaux jours devant lui.
Autrefois utilisé pour le transport des charges et
les travaux agricoles, l'âne du Cotentin est aujourd'hui
uniquement chargé de paître pour participer à
l'entretien des prés. De toutes les fêtes des
ânes, foires et salons, il fait le plaisir des grands
et petits.
Apparus au moyen-âge lors de leurs heures
de gloire, les ânes du Cotentin provenant du sud de
la Manche étaient exportés depuis les foires
aux ânes vers le Portugal puis dans toute l'Europe.
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